vendredi 6 juin 2014

Maléfique

Maléfique
au cinéma depuis le 28 mai 2014.

  Lorsque j'étais encore une enfant pleine de joie de vivre, j'aimais beaucoup Blanche-Neige, la vie a eu raison de moi... Depuis je suis plus proche de ma couette que des pommes, mais bon, je ne m'en plains pas! 
  Comme j'aime bien ruiner mes souvenirs d'enfance (le sarcasme aura raison de moi), je suis allée voir Maléfique... et malheureusement le verdict en est plutôt... moyen.

  Mais Maléfique, kesako? Il s'agit du conte de La Belle au Bois Dormant revu du point de vue de Maléfique, la vilaine sorcière aux cornes qui lance une malédiction sur la pauvre Aurore qui n'a rien demandé à personne. 
  Personnellement, j'aime beaucoup le personnage de Maléfique parce que c'est l'une des rares méchantes de Disney à être vraiment méchante. Beaucoup de vilains pas beaux de Disney ont un côté comique (comme Hadès, Ursula, le Capitaine Crochet ou encore Cruella). Maléfique, elle, est une vraie méchante qui a la classe (en plus elle a un corbeau domestique) et qui fait le mal parce que ça l'éclate et basta. 
  L'évident gros point positif de cette nouvelle version du conte de la Belle au Bois Dormant c'est la prestation d'Angelina Jolie. Elle rentre parfaitement dans le rôle et on découvre avec plaisir une Maléfique plus humaine, un brin sarcastique, qui aime s'amuser, que ce soit en volant dans le ciel ou en jouant de sales tours à ses voisines les fées (blagues qui peuvent devenir de vraies catastrophes).
  Bien qu'elle casse l'image de la sorcière sombre badass (attends, elle se change en dragon!), elle sait rester attachante et il est plaisant de découvrir ses aventures. 


  Au niveau du rythme du film, des décors et des costumes ou encore du corbeau (iiih!), je n'ai rien à dire. Non, les défauts de ce film se trouvent ailleurs. Prêt? Voici le top 3!


1 - La Princesse : c'est dur, mais c'est vrai. La pauvre Elle Fanning n'a pas beaucoup de chance sur le coup. Pendant toute la séance, j'ai eu la détestable impression que le réalisateur lui a dit avant chaque début de tournage: "Sois mignonne, tait-toi et souris niaisement". Parce que oui: le rôle d'Aurore, ici, est de se contenter de glousser bêtement... et c'est tout. 
  Certes, Aurore est une jeune fille (16 ans), et elle est douée d'une joie de vivre inébranlable mais à ce point ça frôle la bêtise pure et simple et c'est franchement irritant. Aurore était l'une des princesses Disney, de mon point de vue, à avoir beaucoup d'allure et la réduire à l'image de l'adolescente un peu bêbête est malheureux.


2 - Le "je t'aime, moi non plus": Il est clair dès la bande-annonce de Maléfique que le but premier de ce nouveau scénario est de donner un visage bien plus sympathique à la sorcière, et cette idée est louable. Le problème réside dans la relation qu'on a voulu imposer aux spectateurs entre Maléfique et Aurore. Sans rien spoiler du film, on peut rapidement comprendre qu'Aurore prend très vite la vilaine cornue pour une sorte d'ange gardien, ce qui nous laisse la joie de voir la sorcière avec une tête biiiieennn choquée pendant une demie-seconde. Mais là encore, ça ne colle pas: cette relation, qui pouvait être mignonne, donne un virage à 180° au film qui part alors mais alors très loin dans la vilaine parodie pleine de bons sentiments. On nous avait promis de la Dark Fantasy bien sombre, au final on ressort après avoir fait un tour au Pays des Petits Poneys (c'est caricaturé, mais c'est presque ça).


3 - Les incohérences (presque) cachées: Cette partie ne peut être comprise que par les personnes qui ont vu le film... Pourquoi garder le nom Maléfique, pourquoi des ailes, pourquoi des créatures zarbs, pourquoi un faux air à Gandalf, pourquoi un pantalon, pourquoi Ombrage, pourquoi des références aux super héroïnes, pourquoi la vie, pourquoi la mort, parce que le Ja... oups (oui, ceci était bien une référence, cherche mon petit, cherche)!
  Non, plus sérieusement, Maléfique est truffé d'incohérences qui peuvent sembler minimes par rapport à la globalité, mais ces incohérences m'ont fait grogner, geindre et même grimacer pendant toutes la projection. Ce sont surtout ces incohérences qui m'ont fait regretter - en partie - d'être allée voir le film. J'ai aussi un gros problèmes avec les fins des derniers Disney, à croire que les scénaristes ont du mal à terminer un film, que ce soit pour La Reine des Neiges ou pour Maléfique. Trop de bons sentiments peuvent nuire à la réussite d'un film, si, si. 


En bref: c'est clairement Angelina Jolie (et son corbeau! iiih!) qui sauve cette nouvelle version du conte en jouant à merveille une Maléfique attachante et drôle. Une déception cependant puisque le film est loin d'être aussi génial que ne le laissait présager toutes ces bandes-annonces et les critiques.
Le moins: la  Dark Fantasy a disparu pour le pays des Bisounours, argh!
Le plus: le corbeau (iiiih!), non plus sérieusement, je dirais les couleurs et la beauté des décors. Et l'insulte préférée de Maléfique aussi, parce qu'elle reste badass même en insultant. 

1 commentaire:

Yacine Bigot a dit…

Ah c'est vraiment dommage qu'on ne retrouve pas les charmants orcs cochon !