vendredi 15 février 2013

Silver Spoon -La cuillère d'argent-

Silver Spoon -La cuillère d'argent-, Hiromu Arakawa, ed. Kurokawa.

   Vous êtes citadin de naissance? Vous n'avez jamais vu une vache qu'en photo ou à la télé? Vous et la campagne c'est comme le brocolis dans votre pizza? Et bien, félicitations! Silver Spoon est fait pour vous!
  Après un chef d'oeuvre comme FullMetal Alchemist, on ne pouvait qu'attendre le nouveau bijou d'Hiromu Arakawa avec impatience! Et l'attente était amplement méritée! 

  Yûgo Hachiken est un bon élève. Tellement bon qu'il n'a fait qu'étudier durant toute sa scolarité. Mais au lieu d'entrer dans un lycée de haut niveau afin de poursuivre ses efforts, notre héros décide de partir à Hokkaïdo pour devenir élève au lycée agricole d'Ohezo. Il est persuadé de rester premier de sa classe sans produire le moindre effort, vu le niveau des autres élèves, et pense ainsi pouvoir se la couler douce. Sauf que le travail de fermier n'est pas de tout repos, et Yûgo n'avait pas vraiment prévu de courir après les poules, de respirer la bonne odeur des excréments de chevaux ou encore de devoir servir de professeur de mathématiques au cas le plus désespéré du Japon. C'est une nouvelle vie qui commence, et l'adolescent se demande si il est suffisamment costaud pour pouvoir survivre dans l'univers impitoyable (et tortionnaire) de la campagne.

  Je dois avouer que je suis une pure citadine, et rien que l'idée de passer un week-end en pleine cambrousse  me terrifie (certaines personnes se sentent mal sans internet, moi c'est le béton qui me manque). Pourtant, Arakawa parvient à nous faire aimer la campagne le temps d'une lecture. Et l'on retrouve cet auteur avec un vrai plaisir!
  Ce qui aurait pu être une simple histoire de ferme se trouve être un vrai parcours du combattant pour les personnages. Pas le temps de s'ennuyer avec Silver Spoon on passe du rire à l'apprentissage et des leçons de vie aux souvenirs ternes du héros. 
  Avec un dessin et un art humoristique toujours aussi bien maîtrisés, Hiromu Arakawa nous livre ici le début d'une très belle aventure campagnarde qui a le luxe de pouvoir être simple sans jamais lasser le lecteur, car il n'y a pas que des farces ici, l'humour est la meilleure façon de cacher les blessures, et malgré les airs comiques de ses personnages, Arakawa sait déjà nous appâter avec des mystères et des non-dits. 

  En bref La petite vache (dont je suis absolument fan) qui s'est déjà fait un nom dans le monde du manga nous prépare une excellente série où humour et sérieux se marient très bien. Un coup de maître pour un sujet campagnard qui lui tenait particulièrement à coeur. Une seule chose à dire: bravo pour ce début et vivement la suite! 
Le mieux: Les scènes de gag sont toujours aussi géniales, on ne peut pas lire Silver Spoon sans rire au moins une bonne dizaine de fois!
  Le moins: L'attente pour les prochains tomes?


Une belle panoplie de personnages!

Si vous voulez connaître les autres oeuvres d'Hiromu Arakawa...  

2 commentaires:

Dizzy a dit…

Je suis allée jusqu'au chapitre 65 pour ma part par des moyens plus ou moins légaux.

Le tome 1 est bon, il m'a accroché assez pour que je continue la lecture en tout cas. Je ne ferai pas le même éloge pour la suite. Le héros, attachant au début, devient lourdingue à souhait parfois à claquer et tellement peu réaliste dans son comportement qu'on ne peut ni s'identifier ni rien du tout en fait. Les autres personnages restent cependant beaucoup plus attachants que Yûgo, tant mieux.

Le scénario n'avance pas, si ce dernier existe d'ailleurs. Le manga est de type "tranche-de-vie" donc je lui pardonne sa lenteur et son avancement parfois stagnant.

Pour conclure, si le tome 1 m'a accroché j'ai continué par curiosité. C'est peut être ça le secret d'Arakawa, pousser le lecteur à continuer car la curiosité est trop forte.

Oly a dit…

Pauvre Yûgo, tu n'es pas tendre avec lui! Mais je comprends ce que tu veux dire par son côté lourdingue qui apparaît déjà dans le premier tome (moi je suis soit trop sage, soit trop vieux jeu pour me laisser tenter par la lecture "plus ou moins légale", ou alors simplement maso). Pour ce qui est du scénario, les deux autres mangas d'Arakawa était tellement mouvementés que, de mon point de vue perso, je trouve cela reposant d'avoir une histoire simple. Le style d'Arakawa reste cependant le même, je crois que c'est pour ça qu'on l'aime tant: l'art de savoir rendre le lecteur accro.