Affichage des articles dont le libellé est les Agents Littéraires. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est les Agents Littéraires. Afficher tous les articles

lundi 25 juin 2012

Les Agents Littéraires: Ecoute ton coeur

Écoute ton coeur, Luc-Olivier Moreau, Edition Société des Écrivains.

Quatrième de couverture: "D'une nature émotive, issu d'une famille nombreuse, le petit Lucien débute son enfance en souffrant de l'incompréhension du monde qui l'entoure. La rencontre d'une petite "Églantine" fera battre son coeur mais la vie l'emmènera ailleurs, lui infligeant un chagrin profond.
Il croisera le chemin d'un vieux sage chinois qui va lui permettre de grandir en gérant ses émotions, en lui apprenant l'art du combat et en l'entraînant dans une aventure au sein des services secrets, lui faisant vivre de multiples péripéties. Bien plus tard, un changement radical va bouleverser sa destinée...
Portrait d'une vie pleine de rebondissements porté par un style tour à tour vif et nostalgique, ce roman trépidant de Luc-Olivier Moreau nous peint un samouraï des temps modernes, qui cherche la sagesse au milieu de l'aventure et le bonheur sous une violence, la sienne et celle du monde, qu'il tente de canaliser. La sérénité et l'apaisement seront peut-être au bout de cette route tortueuse et sauvage, de cette vie intense."

   En voilà un étrange petit livre! Enfin, pas si petit que ça vu qu'il fait 299 pages! Et pour ce genre d'histoire le nombre de pages est important: trop de mondes à découvrir.

   L'histoire commence avec un Lucien adulte qui mène une vie de solitaire apaisé et heureux. Le temps d'une  promenade dans sa future demeure en pleine campagne on comprend que le récit sera tout aussi paisible du début à la fin, malgré les aventures et les émotions qui traverseront les lignes. 
Après cette découverte on rencontre le tout petit Lucien, l'enfant rêveur et muet, observateur qui vit dans un Paris d'un autre temps. C'est là que commence l'aventure dans les différents univers: on passe de la vie de famille basique et joyeuse aux risques du métier, d'une histoire d'amour à vie à l'apprentissage de la sagesse chinoise pour un adolescent en quête de savoir.

L'auteur nous plonge dans cette vie d'homme complexe et simple. A la fois mystérieux et compréhensif, Lucien a le luxe d'avoir plusieurs existences dans une seule vie.  D'un style poétique, reposant et tranquille l'auteur nous donne ici un roman plein de sentiments et de tableaux différents et similaires qui forment un tout,  les différentes aventures de Lucien forme comme un puzzle au fil des années, et il est évident que la pièce la plus importante est celle de l'amour.

Beau, simple et tranquille, Écoute ton coeur est un roman entre le récit et le conte pour adulte qui nous emmène en voyage le temps d'une lecture, et on prend volontiers la route en compagnie du petit-grand Lucien.

Et s'il fallait mettre une note, ce serait...4/5.

vendredi 18 mai 2012

Les Agents Littéraires: Le Voyageur du hasard

Le Voyageur du hasard, Daniel Meunier, Les Editions La Plume noire.

Quatrième de couverture: "Le jour de ses quinze ans, Alain quitte à jamais ses parents dont il se sent incompris. Au cours de son errance le long d'une voie de chemin de fer désaffectée qui se trace, ou plutôt: qu'il trace au fur et à mesure devant lui, l'adolescent se découvre doté d'un pouvoir extraordinaire: celui de concrétiser ses rêves par la force de sa volonté. Ce don mystérieux lui permettra de survivre. Grâce à lui il gagnera sa vie en donnant des représentations de son cirque imaginaire. Il découvrira, aussi, l'amour sous plusieurs formes...comme une sorte de voyage initiatique au pays d'un certain plaisir.
Pour lecteur avertit."

Je suis tombée amoureuse, oh pas d'un joli garçon qui passait dans le coin, non. Du roman de Daniel Meunier, Le Voyageur du hasard. Autant vous prévenir: quand j'aime quelque chose j'ai tendance à le crier sur tous les toits, fermez vite les fenêtres avant que je n'aille hurler ma passion sur le votre.

Alain, adolescent de quinze ans est un magicien, un faiseur de rêves. Depuis qu'il est enfant ses songes se matérialisent dans le monde réel. Ce don extraordinaire le rend exceptionnel et solitaire, Alain n'a pas besoin de vivre comme tous les jeunes pour être heureux. Aussi décide-t-il, le soir de son anniversaire, de quitter ses parents, ses amis et sa petite vie tranquille pour errer. Voyageur dans l'âme, du genre qui n'ont pas besoin de trouver un port d'attache, Alain commence son voyage, suivant les voies de chemin de fer et ignorant les villes. Alain est dans son monde, un monde multicolore où il nous invite à le suivre sans se soucier de savoir si on accepte ou non, Alain n'a ni peur de la solitude, ni des rencontres.
Et des rencontres il va en faire durant son long périple, gagnant de quoi survivre en montant un cirque de l'imaginaire grâce à son don, il va rencontrer quatre Chris, deux filles et deux garçons qui un à un seront ses amants, d'une nuit ou d'une vie tout entière.

Le roman de Daniel Meunier est un enchantement, son style et son personnage principal, Alain, nous ensorcelle. Et tout au long de la lecture on est prit dans un tourbillon d'émotions plus fortes les unes que les autres. Ce livre nous touche plus qu'on ne pourrait le penser. Avec son érotisme poétique et son univers merveilleux, Le Voyageur du hasard s'impose dans le genre du conte pour adulte, et la douce mélancolie qui en sort renforce l'idée d'en faire un coup de coeur. 

Si je devais comparer cette lecture, par sa poésie, son charme sensuel et son personnage rêveur sans âge, ce serait avec En l'absence des hommes de Philippe Besson. J'avais été enchanté par ce livre où j'avais découverts un univers si authentique et si romanesque à la fois, et je suis heureuse d'avoir trouvé une oeuvre qui réponde si bien à ces critères. Le Voyageur du hasard n'est pas qu'un simple roman qui mériterait une pluie d'étoiles en guise de bons points, c'est un livre qui se suffit à lui-même: du genre qui n'est pas trop court ou trop long. Il est du genre à laisser le lecteur hagard à la fin de la lecture, hagard et heureux. Tellement heureux qu'il se lance immédiatement dans une deuxième lecture, c'est trop merveilleux, on ne peut pas s'en lasser!

Et s'il fallait mettre un note, ce serait: 5/5! (C'est possible de mettre 6/5?)

dimanche 25 mars 2012

Les Agents Littéraires: Les Dérangés

Les Dérangés, Audrey Denjean, éditions Kirographaires.

Quatrième de couverture: "Une pendule à coucou, une petite fille prénommée Julie, des gallinacés, un baldaquin en kit, ainsi qu'une parka rouge et des faux cils ont été nécessaires à l'auteur pour écrire ces douze histoires.

Inventées, inspirées du quotidien ou de chansons, ces nouvelles mettent la lumière sur des facettes particulières de la société actuelle. Prostitution, amour tabou, folie, sexe automatisé et autres différences se croisent ici, autour d'un seul et même lieu: le Café Noir."

Avec ce recueil de nouvelles, Audrey Denjean s'essaye au genre délicat de l'humour noir où le sarcasme et le salace se retrouvent à quasiment toutes les histoires que l'auteur nous fait découvrir. Un essai pas toujours réussi. 

On explore différents univers et on suit le quotidien de plusieurs personnages. Les histoires ont presque toutes un dénouement tragique. Entre la mère possessive, l'employée désabusée et l'homme caméléon on ne sait plus où donner de la tête. Comme si l'auteur, à travers toutes ces nouvelles voulait nous montrer l'étendue de son écriture. Effectivement on passe du fantastique à la plus banale histoire quotidienne en passant au thriller noir. Mais ce mélange peut parfois nous donner la migraine.

Le style de l'auteur est juste, agréable à lire et même drôle. Le problème vient des dénouements. Audrey Denjean veut absolument surprendre le lecteur à la fin de chaque nouvelle et c'est là que ça cloche: c'est inégal. Parfois elle y parvient avec brio, la fois suivante elle est tellement prévisible qu'on s'ennuie. Les personnages sont eux aussi quelquefois très clichés, l'auteur a de bonnes idées, mais elle n'arrive pas toujours à en tirer le meilleur. 

Même avec ces points noirs, Les Dérangés s'en sort bien. Notamment avec les idées de l'auteur qui sortent malgré tout de l'ordinaire et qui, mieux maîtrisées donneront d'excellentes histoires. En fait, le vrai problème des Dérangés c'est qu'il s'agit de nouvelles. En format roman ça aurait été génial. Là, c'est vraiment trop court et on sort de la lecture avec l'impression d'être ne manque de quelque chose. On veut voir le roman en "cours d'écriture"! 

dimanche 27 novembre 2011

Les Agents Littéraires: Ciel rouge le soir


                                              Ciel rouge le soir, Cathy Borie, édition Les points sur les i.

Quatrième de couverture: " La conscience commune de la solitude de chacun rapproche certains êtres plus que ne le ferait un amour intense et partagé. Une femme mûre, mariée, rencontre un homme, jeune. Elle en tombe amoureuse. Mais aucune relation n'est possible entre eux pour diverses raisons, et ce sont ces multiples obstacles qui la font s'interroger sur sa vie , sur ce qu’elle est, et sur le sens qu’elle veut donner aux années qui lui restent. Ciel rouge le soir est l’histoire de cette rencontre, de ses emportements, de ses hésitations, et des décisions que l’on prend pour échapper à l’usure du temps."

On apprend dans sa biographie que Cathy Borie a déjà écrit plusieurs recueils de nouvelles et romans. Il est écrit aussi que Ciel rouge sur le soir est sa première pièce de théâtre. « Théâtre d’aujourd’hui » indique la couverture. Tout cela paraît très bien… Y aurait-il un mais ?

Une histoire assez banale : une femme mariée, ayant la cinquantaine, qui tombe amoureuse du premier jeunot qui a eu l’incroyable audace de se pencher sur ses œuvres d’illustratrice et de comprendre ce qui se cache derrière. Un mari quasi absent, une fille de vingt-cinq ans qui squatte encore chez ses parents et une vieille amie d’enfance qui se la joue femme célibataire et fière de l’être. Le tout mélangé, cela devrait donner quelque chose de fort sympathique, de même agréable, une histoire parfaite pour qui adore lire et découvrir de nouveaux auteurs.

Mais non. Il s’agit d’une pièce écrite à la manière « nouvelle cachée sous le mot théâtre ». On y voit des personnages réunis dans une seule et même pièce : le salon. On y entend des personnages parler comme dans un roman et on attend. On attend que l’histoire commence, que les longs discours sur l’amour du sudoku ou encore sur les aléas intérieurs de la femme sans problème qui s’en fabrique par ennui, disparaissent pour laisser place aux vrais dialogues.

Claire, héroïne de la pièce, a tout pour être heureuse mais se complaint à se persuader du contraire et trouve avec l’arrivée de son possible futur amant, Joseph, l’occasion idéale de quitter un quotidien ennuyeux. Les relations entre tous ces personnages, bien que précises sont justes ébauchées, on ne ressent pas l’amour débordant de Claire, le trouble de Joseph, l’humour de Sophie ou encore l’agacement de la fille, Léa (le mari, Bernard n’étant là que pour combler le vide que Joseph provoque lorsqu’il n’est pas sur scène).

Des dialogues longs et lents, des personnages flous et sans consistance, voilà une histoire qui aurait donné quelque chose de génial en roman ou en nouvelle et qui malheureusement se retrouve à six pieds sous terre écrite sous forme de pièce. En un mot c’est une déception, j’aurais presque envie de citer Claire : « ce n’est pas une tragédie…Oh non, c’est une histoire banale, tellement banale au fond. D’une banalité à pleurer. ».

jeudi 27 octobre 2011

Les Agents Littéraires: Tranches de mort

Tranches de mort, Franck Vinchon, édition Société des écrivains.

Il paraît que pour le petit-déjeuner, une ou deux tranches de pain, c’est excellent. Personnellement je me réveille en lisant Tranches de mort de Franck Vinchon.
Mais qu’est-ce donc que cela ? Un recueil de nouvelles, neuf nouvelles plus morbides et tordantes les unes que les autres. De quoi ça parle ? De mort, essentiellement, d’ironie aussi. L’ironie des situations, de la vie en générale ou alors l’ironie du sort, tout simplement.

On rencontre de tout dans ce charmant petit livre : des acteurs hollywoodiens, des médiums musicaux, des suicidaires maladroits, des grand-pères révolutionnaires, et j’en passe.
On rigole du début à la fin, on sait comment ça finit, mais on est à chaque fois surpris et amusés de la façon dont cala  se passe. Pas une seule répétition, juste un cycle naturellement horrible, après tout, la mort est habituelle non?

En bref, si Franck Vinchon n’a pas pris un sujet incroyablement nouveau, il a su le travailler de manière à en faire quelque chose de relativement neuf, humour et style grinçant aidant. Pas de déception à l’horizon, même pas d’envie de sauter par la fenêtre, on ressort de cette lecture plus joyeux que jamais. C’est beau, la vie, tout compte fait !

Nouvelles préférées de ma lecture : Touché…Coulé ;
Pickpocket ;
Peur de son ombre.

Critique pour les Agents Littéraires

samedi 17 septembre 2011

Les Agents Littéraires: Le coeur capitaine d'une funambule

Le coeur capitaine d'une funambule de Norlane Deliz, livre autoédité, 51 pages, 12, 90 euros.

Quatrième de couverture: "Le coeur capitaine d'une funambule est un paysage intime, dépeint en couleurs et poésies: celui d'une jeune femme vaillante qui apprend à danser sur le fil de sa vie.
Poèmes et collages se réfléchissent les uns les autress, multipliant les facettes d'un miroir dans lequel la funambule se découvre capitaine."

Première lecture pour le site des Agents Littéraires, ohé du bateau qu'est-ce qu'on m'envoie là? Tiens un recueil de poèmes, lisons lisons alors.


Le coeur capitaine d'une funambule c'est quoi? C'est 23 poèmes qui sont écrit dans un style linéaire au rythme paisible (presque lent) et qui forment de la pure poésie lyrique. C'est aussi des collages où les coeurs, les bateaux aux voiles blanches poussées par le vent, les morceaux de photos et le mots s'assemblent pour illustrer l'ouvrage et même parfois ajouter de l'évasion aux textes de Norlane Deliz.

On pourrait en faire l'analyse en deux parties: poèmes et collages, mais les deux sont liés et se serait bien grotesque de ma part de tomber si vite dans le panneau. Aussi je n'en ferais rien et je continue...
On trouve dans la poésie de l'auteur une grande douceur, de la rêverie marine pour le voyage et un désir amoureux associé à une volonté de vivre ou/et de poursuivre sa route. On trouve aussi une candeur qui surprend, candeur qui se cache et se dévoile de temps à autre pour une image du temps ou une expression  de l'écrivain sur le mystère de son coeur. Je ne dis pas que cela est déplaisant, loin de là mais j'avoue avoir été très déroutée au début.
Les rimes de Norlane Deliz sont très simples, pour ne pas dire faciles et c'est bien dommage car on reconnait le talent et on aimerait bien qu'elle se lâche un peu. Ces rimes sont trop carrées et ça change la candeur en naiveté. Naiveté qu'on retrouve dans la moitié des collages. Quand certains sont beaux dans leur simplicité, d'autres nous écroule la rétine avec leur chargement de "trop".

En bref? C'est de la poésie marine, une évasion à bord d'un bateau qui vogue sur les émotions, des désirs de femme rêveuse et attachante. On s'évade le temps d'une lecture.

Poèmes préférés de ma lecture: "Pas!", "Attendre" et "Etre de celles".
Collages préférés dans mon voyage: "Siège dans la lumière d'un vitrail", "La coccinelle" et "Coeur labyrinthe".

Et s'il fallait mettre une note, ce serait: 4/5.