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samedi 16 novembre 2013

Madame Butterfly

Madame Butterfly de Benjamin Lacombe aux éditions Albin Michel.

    Ce matin, au travail, j'ai eu le plaisir de découvrir la dernière beauté livresque de Benjamin Lacombe, Madame Butterfly. Un vrai chef d'oeuvre parfait comme cadeau de Noël, pour petits et grands lecteurs avides d'illustrations magnifiques!

  Madame Butterfly (ou Madama Butterfly) est un opéra de Giacomo Puccini représenté sur les planches pour la première fois le 17 février 1904. Giacomo Puccini a, en vérité, acheté les droits du roman de John Luther Long pour adapté sa pièce de théâtre, Madame Butterfly, déjà connu par le grand public. 
  L'opéra de Puccini a aidé à vulgariser cette histoire tragique et Benjamin Lacombe rend un souffle poétique et sombre à ce (presque) conte. 


  Madame Butterfly raconte une rencontre improbable entre Pinkerton, officier américain en vadrouille au Japon et Chio-Chio-San, une jeune geisha de tout juste quinze ans. Fous amoureux l'un de l'autre, ils se marient mais idylle va devenir un cauchemar pour la jeune femme lorsque son mari la quitte après lui avoir fait un enfant. 
Ce qui était pour elle une promesse d'amour éternelle était en fait un simple jeu pour lui et lorsque Pinkerton revient au Japon, trois ans plus tard avec sa femme américaine, Madame Butterfly se donne la mort après lui avoir rendu son fils.


Comme à son habitude, Benjamin Lacombe nous donne de superbes illustrations à dévorer de nos yeux. L'artiste joue sur les couleurs et l'ambiance de ses illustrations pour redonner toute sa dimension au personnage de Madame Butterfly tout en laissant Pinkerton  s'exprimer par le biais des textes retranscrits au côté des images. 


  Plus l'histoire avance dans le drame et plus les couleurs froides remplacent les couleurs chaudes et la visage de Madame Butterfly se fane comme fleur en hiver. Laissant ses papillons disparaître peu à peu des pages. 


  De très grande taille, le livre illustré regorgent d'illustrations plus belles les unes que les autres et chacun y trouvera sa propre vision des choses, associée doucement à l'univers gothique et mélancolique de Benjamin Lacombe. Des pages qui se plient et se déplient, un Japon revisité où se mêlent apaisement et chagrin, une Madame Butterfly au visage blanc, tantôt amoureuse tantôt cadavérique. Un somptueux cadeau de cet artiste pour ses lecteurs! 

En bref: Le livre qu'il faut demander sous le sapin, cette année! Un vrai chef d'oeuvre!
Le moins: La taille du livre, ça peut être déstabilisant au début, mais c'est tellement beau!
Le plus: On ne se lasse jamais de Benjamin Lacombe!


dimanche 22 janvier 2012

Rentrée Littéraire: Superfragilibus

Superfragilibus, Carmen Bramly aux éditions JC Lattès.

Hey! Le nouveau roman de Carmen Bramly (16 ans maintenant), on se frotte les mains et on lit.
On lit quoi? La rencontre de Doodoowa et de Jules en pleine capitale caniculaire (comme le dit si bien la jeune écrivain), la jeune fille a le physique d'une gamine et ne sait pas ce qu'elle désir vraiment si ce n'est revoir sa mère qui lui manque tant et le jeune homme a tout du mec paumé qui accumule les problèmes et les manque de bol.
Rencontre intéressante mais là encore l'héroïne n'est pas en adéquation avec l'âge qu'on lui a donné, c'est-à-dire seize ans. Je ne parle pas sur le plan physique (et oui ce genre de personne existe, je ne vise personne) mais sur le plan moral, elle m'a paru bien infantile.

C'est un drôle de roman que voilà, pas à cause de son histoire qui n'a plus rien à voir avec Pastel Fauve, ah cette fois il y a bien un plancher solide pour les chapitres, mais plutôt à cause des évènements qui s'y passent.
Les deux héros voyagent ensemble le temps d'un été, de Londres avec ses bars à la belle campagne paumée française le lecteur est emmené dans tellement d'univers différents que parfois il se demande si il s'agit bien de la même histoire qu'au début. Autant pour les décors que pour les personnages rencontrés, bon dieu c'est pas un roman c'est une série!
Mais malgré ces voyages dans les genres (car oui on passe bien d'un genre à l'autre) on reconnaît bien le style de Carmen Bramly: quelques petites phrases en anglais (oh si peu), des références musicales (oui oui, il y a bien un clin d'oeil pour son chanteur adoré, on se demande bien de qui il s'agit) et enfin des références littéraires un peu sanglantes (pour qui veux comprendre il faut lire).

Alors que dire sur Superfragilibus? Il y a encore des indécisions, pour ne pas dire fautes, notamment sur la personnalité des personnages: quand Doodoowa a l'air d'une ébauche, Jules lui semble être un vieillard en manque de raison de vivre, le dosage juste viendra vite. Mais il y a aussi de très bonnes surprises: l'écrivain a lâcher du leste, et a très bien écrit son deuxième roman sans bobo-attitude ni vision hautaine du monde. Le réalisme a prit le dessus et on s'en réjouit. Pas encore un coup de coeur parce que je suis une grincheuse de première mais un bravo pour Carmen Bramly, et le troisième il sort quand?