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mardi 29 octobre 2013

Challenge Cold Winter 2013


C'est sur l'excellent blog de Margaud que j'ai découvert que l'on avait enfin trouvé le moyen de réduire une PAL: participer au Challenge Cold Winter. C'est chez DoloresH que l'on peut s'inscrire au challenge jusqu'au 31 octobre (et admirer la longue liste de participants).

La règle est simple: se faire une liste de livres sortis de notre PAL et tenter de les lire du 1er novembre au 28 février 2014. Facile à dire mais ça reste à faire! Surtout quand on aime traîner dans les librairies au moins une fois par semaine.

  Je me lance donc dans l'aventure en me donnant comme objectif les 10 livres suivants. Que du fantastique, l'hiver est toujours synonyme de mondes merveilleux et de couette bien chaude, à l'abri des flocons et du froid, pour moi.
Les nominés sont: 
Oska Pollock, tome 1: L'Inespérée (BD) de Plichota, Wolf, Corbeyran & Nauriel
L'Envol de R. Rossetti
La Fille de Braises et de Ronces de R. Carson
La Quête d'Ewilan (tome 1) de P. Bottero
Le Dernier Hiver de J-L Marcastel
Le Dernier Royaume de M. Rhodes
Les Hauts-Conteurs d'O.Peru & P. Mc Sparc
Les Hériters de L'Aube de P. Mc Sparc
Oraisons de S. Bailly

Autant dire que j'ai de quoi m'occuper cet hiver...


vendredi 5 juillet 2013

Le Prince d’Été

Le Prince d’Été, Alaya Dawn Johnson, coll. R, ed. Robert Laffont.

  Lorsque j'avais entendu parler de sa sortie, en mars dernier, la couverture du Prince d’Été m'avait immédiatement séduite. Et bien que le résumé laissait entendre une romance simpliste dans un décor de science-fiction, ce roman d' Alaya Dawn Johnson me séduisait assez pour que je me lance dans la lecture. Et j'ai été loin d'être déçue, mieux: j'ai été surprise!

  L'écriture d'Alaya Dawn Johnson est fluide et très agréable à lire, on se laisse emporter par son style et le rythme maîtrisé de son histoire tant et si bien qu'on en vient à ne plus lâcher le roman tant qu'on n'a pas lu la dernière page. C'est addictif. 
Il n'y a pas de chapitre, juste quatre grandes parties et ce découpage (de plus en plus rare, je trouve) m'a donné l'impression d'avoir beaucoup de "souffle" tout au long de ma lecture, c'était reposant. 

  Le monde de l'auteur: une ville futuriste dans un Brésil (et un monde) détruit par une guerre mondiale. Dans cette ville ce sont les femmes qui gouvernent, les hommes ont presque détruit la Terre, mieux vaut ne plus jamais leur laisser le pouvoir. D'ailleurs, tous les ans, un Roi d’Été est élu pour partager la couronne avec la Reine mais il n'y a plus qu'un an à vivre à partir de son élection. En souvenir de la folie des hommes, le Roi d’Été est sacrifié à chaque printemps, sur place publique. Les choses sont ainsi depuis des siècles, sauf que cette année tout ne va pas se dérouler comme prévu: le nouveau Roi, Enki, n'est pas près de jouer les idoles éphémères.

  Comme je l'ai dis plus haut, je craignais que cette histoire ne cache une romance trop simpliste. On s'attend évidemment à ce que l'héroïne, June, et le nouveau Roi de sa ville finissent dans les bras l'un de l'autre. Bah non, perdu. Je ne vais pas dévoiler tous les secrets du livre, mais sachez qu'on est bien loin de la romance version Cœur Grenadine. 
Le personnage d'Enki ne fait rien comme tout le monde et ça me plaît énormément. Tout comme j'aime l'idée que dans ce roman, l'héroïne ne prend pas l'allure d'une pauvre jeune fille simplement amoureuse et fade. June est "la meilleure artiste" du monde et elle est prête à tout pour l'Art. 
  Dans Le Prince d’Été les relations ne sont pas simples et les ambitions personnelles des personnages ont une place importante, ce qui change des romans où l'amour surpasse tout. Ici c'est l'Art face à tout et ça donne un côté monstrueusement brut au livre.

En bref: un roman addictif qui cache bien des secrets, un pur bonheur!
Le moins: c'est bête à dire, mais j'aurais aimé avoir un lexique pour les mots en portugais qui se cachent dans les pages. Heureusement que les dictionnaires existent! Même si on se doute de la signification des mots, apprendre tout en lisant peut être très sympa.
Le mieux: Enki, j'aime ce genre de personnage hors-norme qui donne autant de force au récit.

En bonus: envie de faire un tour sur la page web de l'auteur? C'est là:  http://www.alayadawnjohnson.com/

jeudi 14 février 2013

La Sélection

La Sélection, Kiera Cass, ed. Robert Laffont, collection R.

  Si il y a bien quelque chose qui me fait rire, c'est les bons vieux crêpages de chignons entre filles. Et La Sélection en promettait de belles!

  America Singer, jolie rousse va se retrouver au beau milieu de la compétition de l'année. Bienvenue dans le monde du Bachelor! Le pays d'Illéa (anciens Etats-Unis) a un beau prince à marier. Et quoi de mieux que d'en faire une émission de télé-réalité? Si on peut ajouter romance et people, on ne va pas se priver! On sélectionne une trentaine de candidates, on les loge gratuitement au palais royal et on les laisse charmer le prince Maxon en étant sagement assis sur son canapé.  
  Sauf que les choses ne sont pas si simples, et America va devoir rester fidèle à elle-même dans un nouvel univers, tout en apprenant à vaincre la caméra pour ne pas se faire renvoyer chez elle. Très sincèrement, obtenir le coeur et la couronne du prince ne l'enchante pas trop mais si elle pouvait rester le plus longtemps possible pour manger à sa faim, gagner de l'argent pour sa famille et surtout ne pas recroiser son ex petit-ami, Aspen, dans les rues de sa ville, ça l'arrangerait. Seulement on ne fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie, et America va vite le comprendre.

  Bien qu'acheté à sa sortie, j'ai mis du temps à ouvrir ce livre, c'est pourquoi je ne peux que conseiller une chose aux récalcitrants qui ont du mal à rentrer dans le monde de La Sélection: avant de lire le livre, regarder un bon épisode de Bachelor, ça va vous aider. Je plaisante, évidemment, mais il y a quand même un peu de vrai: très vite, on se retrouve dans une ambiance légèrement pesante. L'atmosphère devient électrique au fil des pages et des renvois de candidates. Plus les chapitres défilent et plus les coups bas entre filles se multiplient. Mais il n'y a pas que ça, il y a également les problèmes d'inégalité entre les différentes castes sociales, les attentas de révolutionnaires sanguinaires et surtout les problèmes de coeur de notre héroïne. 
  America est le personnage fort de ce roman (et vu qu'elle est également le personnage principal c'est tant mieux!): elle a du caractère, des pensées et surtout des réactions normales. Avec Kiera Cass, il n'est pas question d'une jeune fille vaguement révoltée qui finalement tombe amoureuse bêtement, non. Ici nous avons le droit à une adolescente réaliste et pragmatique (bien qu'elle sorte -évidemment- du lot, dès le début mais bon... l'erreur de la candidate débutante, je suis d'humeur joviale). 
  Le monde de Kiera Cass est encore en construction, mais les travaux sont presque terminés, et ça suffit amplement pour que la lecture de ce roman soit fluide et agréable. Il est difficile de fermer le livre sans l'avoir lu d'une traite. 
  On pourrait, bien sûr, se dire que c'est un énième roman à l'américaine, avec nouvelle société, romance et tout le tralala, et je ne dirais pas non. C'est bien un roman à l'américaine, mais un roman bien travaillé, et ça, ça suffit à faire plaisir!

En bref: Un très bon premier tome, qui donne envie de connaître la suite.
Le moins: L'intrigue en elle-même n'est pas d'un suspens insoutenable, avec un peu de bonne volonté on arrive facilement à imaginer la fin.
Le mieux: Les personnages, ils sont tous très bien travaillés et sont le gros point fort de ce roman.

Bonus: Le tome 2 sort dans quelques jours et la nouvelle d'une adaptation télévisée a déjà envahie le net, une envie de voir qui tiendra le rôle d'America, pour les retardataires? 

Aimee Teegarden

mercredi 15 août 2012

Kaleb

Kaleb, Myra Eljundir, Collection R, ed. Robert Laffont.

   Bon, n'ayant plus aucun secret pour vous, tout le monde est déjà au courant que dès qu'un livre parle de personnages méchants et de choses sanglantes j'accoure tel un chat derrière une souris et... hum! Enfin bref, j'aime les histoires un tantinet sordide. Et c'est le ruban de Kaleb qui m'a donné envie de découvrir ce roman, premier tome d'une série en cours.
"C'est si bon d'être mauvais", nous annonce-t-il. Super! un antihéros qui promet d'être charismatique! 

L'histoire? En gros c'est celle de Kaleb, jeune homme sûr de lui et de sa gueule d'ange auprès de la gente féminine qui découvre un jour qu'il a le don d'empathie. Et qu'apparemment il n'est pas le seul. A force de recherches et de curiosité (mal placée pour sa peau) Kaleb découvre qu'ils sont plusieurs êtres surnaturels comme lui à vivre cachés. On les cherche, et pas pour prendre le thé. Une organisation militaire fait tout pour leur mettre la main dessus: ils sont trop dangereux pour la société. Notre héros doit donc faire un choix: rester sage et ne pas user de son don, ou alors devenir mauvais et provoquer des problèmes à tout son entourage. Le choix est vite fait: si il veut des réponses à toutes ses questions, sur sa mère, sur l'homme noir de ses rêves et sur la mystérieuse Abigail qui le hante, il va falloir qu'il affronte celui qui le cherche. Tant pis pour les conséquences.

J'avoue avoir été plutôt déçue par ce roman. Il y avait tout: des mystères, un héros mauvais et une lutte jusqu'à la mort. Mais ça ne va pas. Les mystères sont trop vites résolus pour qui utilise un minimum son cerveau, les personnages sont encore au stade de l'ébauche, parfois même clichés (on pense notamment à un  méchant militaire pas gentil du tout avec ses prisonniers).  Quant à Kaleb, alors qu'il avait un énorme potentiel, l'auteur ne parvient pas à le rendre si "mauvais" que ça. Il a du mal à déramer pourrions-nous dire. Mais il n'y a pas que des points noirs. L'homme des rêves de Kaleb est, en particulier, excellent.

Ce tome est le premier de la série, et j'hésite fortement à continuer, vu qu'on se doute déjà de la toute fin (ou alors c'est signe qu'il faut que j'arrête de trop réfléchir quand je lis). Mais peut-être que je me trompe, et je l'espère! En tout cas, je vous conseille d'aller jeter un coup d'oeil, car je pense que c'est intéressant de lire Kaleb, mais je n'irais pas jusqu'à dire que le roman révolutionne le fantastique. Attention aux "âmes sensibles", le livre est déconseillé au moins de 15 ans.